IA-inconditionnel ou IA-sceptique : est-ce vraiment la question ?
Il y a à peine trois semaines, à l’occasion de la sortie de Moltbook, ce réseau social où les IA conversent entre elles sur des sujets variés alors que les humains ne peuvent être que spectateurs, les échanges sur cette technologie ont plus que jamais pris une tonalité enflammée, houleuse même.
Et il est vrai que penser que plus d’un million d’ IA connectées seraient capables de se choisir un leader et de créer leur propre religion a de quoi réveiller les craintes les plus irrationnelles face à cette technologie !
Mais comme souvent, la réalité est infiniment plus nuancée que notre imagination.
Tout d’abord, rendons sa juste place à l’Intelligence Artificielle. Elle n’est ni une entité autonome dotée d’intentions propres, ni une conscience émergente. Aujourd’hui, Moltbook, par exemple, est une plateforme technologique expérimentale, conçue et encadrée par des humains. Ce n’est pas une microsociété indépendante d’IA.
Ensuite cessons les débats stériles, parce que binaires, consistant à se demander si l’on est « pour » ou « contre » l’IA. Être pour ou contre l’IA, c’est un peu comme se demander s’il faut intégrer la réalité technologique dans nos vies. Elle est déjà là, dans nos métiers, dans nos organisations…
Ces derniers mois, j’ai accompagné des dizaines d’acteurs de terrain. Tous disent la même chose : la peur diminue dès que la compétence augmente.
Le risque n’est donc pas l’IA. Le risque, c’est notre passivité.

